Volsüngs

Dans la langue ancienne : gardiens de la porte

Langue : Kosh (voir les Langues)

Fier peuple guerrier qui assure la garde des monts maudits, au sud ouest. Leur vie nomade les pousse à quitter les montagnes à la fin de l’automne pour passer l’époque la plus froide et rude de l’année dans les plaines. Ils rendent hommage aux esprits, révèrent la prouesse martiale et la combativité. Leur devoir inaliénable est de contenir et de repousser les incessantes incursions démoniaques des montagnes. L’or n’a que peu de valeur dans leur culture à coté de l’acier et des provisions qui leur sont bien plus utiles.

Ils ont acquis une terrible réputation dans les marches par des raids répétés à la froide saison contre les communautés paysannes des autres ethnies. Leur rôle déterminant lors de “la grande brèche”, une invasion d’innombrables démons il y a 80 ans, leur a valu une reconnaissance officielle par le roi. Des convois de vivres leur sont acheminés chaque année depuis, rendant les pillages inutiles et durement punis dans leurs lois. Un impôt spécifique, le mital, est payé par tous les habitants des Marches orientales pour financer ce ravitaillement, ce qui leur vaut un certain ressentiment du commun des mortels. Malgré cela, leur courage et leurs prouesses leur valent le respect de tous.

Frost demon
Un démon des glaces

Leur société matriarcale fait prévaloir les femmes dans les rôles martiaux et politiques, tandis que les hommes s’occupent plus souvent des rôles sociaux et culturels, bien que de nombreux volsüngs remplissent avec talent et honneur des tâches accomplies généralement par l’autre sexe.

Leur société vit en relative autarcie vis à vis du reste du monde, à l’exception de commerçants qui arpentent souvent le sud côtier des marches, et de quêtes initiatiques qui font parfois partir les plus prometteurs d’entre eux à travers le monde pour gagner sagesse et talent. De nombreux bardes, appelés skalds dans leur langues, servent à la fois de messagers, d’espions et de relais pour les relations diplomatiques de leur peuple, en plus de leurs talents artistiques.

Young valkyrie

Une jeune guerrière volsüng

Le prix élevé et la rareté du métal de bonne qualité leur font généralement préférer les lances et les haches aux épées et boucliers, ainsi que les armures en peaux ou en mailles aux harnois intégraux. Néanmoins, chaque communauté nomade entraîne et forme de nombreux combattants ainsi qu’une championne nommée valkyrie, qui combat avec une grande épée magique transmise de porteuse en porteuse. Il est dit que chaque guerrière imprègne la lame de son essence, et que chacune d’entre elle emmène avec elle au combat les esprits d’un millier de ses prédécétrices défuntes. Aucun objet n’a de valeur comparable aux yeux des Volsüngs, il se raconte qu’une cité entière fut rasée il y a plusieurs siècles pour en récupérer une.

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Helimria, chasseuse de démon rendue célèbre dans la complainte des trois lances

Les valkyries sont de terribles tueuses de démons, l’incarnation de l’esprit de la guerre, elles se vouent corps et âme à cette chasse qui rythme la vie de tout leur peuple. Le rite de passage à l’age adulte implique la chasse en solitaire d’un démon pour chacune d’entre elles, comme pour tout combattant, et plus d’une d’entre elles a vaincu à la fin de son adolescence un être d’une puissance effroyable.

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Une valkyrie incarnant l’implacable esprit combatif de ce peuple du froid

Lors de leur périple initiatique, elles doivent apprendre du monde en multipliant les expériences et les défis, tout en prenant bien garde de ne pas perdre leur précieuse arme. Conscientes de représenter leur peuple aux yeux du monde, elles donnent le meilleur d’elles mêmes pour choisir les combats et les causes dignes de leurs talents. Ce voyage peut durer quelques mois ou plusieurs années, jusqu’à ce qu’elles ressentent l’appel instinctif de leur foyer, où elles abandonneront définitivement nom, vie et identité pour ne faire plus qu’un avec l’esprit vengeur de la guerre.

Les volsüngs ont du mal à accorder leur confiance aux autres habitants des marches, les trouvant faibles et incapables de mener le combat auquel ce peuple se voue. Néanmoins, une fois ses preuves faites, l’amitié d’un de ces guerriers est aussi solide que les montagnes qu’ils gardent. Ils ont un à priori positif sur les nains, en raison de leur collaboration avec ceux ci pendant la guerre de la grande brèche, et partagent avec eux un lien solide avec la terre.

Leur spiritualité est majoritairement animiste, tournée vers le culte des esprits allégoriques (la vie, la mort, la guerre, la justice). Ils estiment les panthéons divins des autres communautés comme de mineures interprétations de leur propre foi, et rendent un hommage équilibré à chaque esprit. La mort y est vue comme une étape dans le grand cycle de l’âme, l’être humain comme une composante d’un grand tout en permanente évolution. Les shamans et spiritualistes occupent une place majeure dans leur vie religieuse. Quasi chaque communauté accueille un ou deux goliaths, incarnations de l’esprit de la terre qui manifestent sa volonté et participent à la grande guerre contre les démons.

Volsüngs

Sword shame josua josua