Marches orientales

Marches orientales

Les marches orientales forment un vaste ensemble hétéroclite situé à la limite est des terres civilisées du royaume de la couronne, de la rose et de l’épée. Elles sont gérées par Monseigeur Ludvig de Tapel, un comte demi elfe inféodé à sa majesté Rudrick le valeureux, roi de tous les peuples héroiques.

Ludvig gère les aspects politiques, militaires et économiques de ces terres depuis son Castel Tapel au sud, avec le soutient des chevaliers de la reine Corneille, un groupe religieux fortement représenté dans ces contrées. Leur place forte se situe vers le centre de ces terres, à Repos des morts.

Tapel
Le château des Tapel

La population des marches est en grande majorité rurale, composée principalement d’humains et de demi elfes féériques. Porter des traits liés aux peuples des fées y est vu comme un bon présage, aussi n’est il pas rare de croiser quelques mains fines et lestes au milieu de la rustre majorité campagnarde. Le comte possède d’étranges yeux vérons bleu et violet pleins de curiosité, aussi est il surnommé les “yeux” des marches. Ses lèvres de femme et ses traits délicats ne lui valent aucune raillerie ouverte, terrible adversaire qu’il fait sur le champs de bataille comme sur l’échiquier politique.

Comte Ludvig, comte des marches orientales

On y trouve des représentants de toutes les races et religions en faibles proportions, qui sont bien intégrées et vues sauf dans les terres les plus isolées et reculées. Les cols marrauds, principal point d’accès depuis le reste du royaume, sont gardés par des patrouilles de nains d’écus et d’humains, dont un certain nombre de sang mêlés. De nombreuses escarmouches les y opposent à de féroces tribus d’ogres montagnards.

Dans les villes portuaires du sud, de nombreux minotaures travaillent comme marins et guerriers tout au long des rivages bénis, venus depuis l’autre coté de la mer aux mille et une larmes. On les trouve plus fréquemment dans les cités côtières de fier dauphin et de basséther.

Les gnomes vivent principalement dans les grandes villes où leurs talents d’artisans, d’architectes et d’inventeurs sont plus facilement appréciés qu’à la campagne. On trouve de nombreux camelots, rétameurs et rémouleurs itinérants de cette espèce partout dans les marches, ce qui ne les empêche pas d’essayer de populariser leurs “inventions” auprès des autres races. Bien que de vastes aqueducs de leur conception irriguent avec brio de vastes étendues dans l’est, ils demeurent dans l’esprit du commun des mortels des gaffeurs rêveurs dont les innovations impliquent bien trop souvent des explosions non prévues. Un nouveau courant de pensée gnomique mélangeant mécanique et arcanes magiques fait souffler un vent novateur parmi ce peuple.

Les terres de l’est sont fertiles, vastes plaines qui fournissent les poumons agricole et économique du comté. Autrefois sous le contrôle de la famille du baron Tancred de Tourvel, elles lui furent confisquées par le roi il y a une génération, et placées sous le contrôle du comte Ludvig. Ce changement a considérablement sapé l’influence de ce qui était auparavant l’une des familles les plus puissantes des marches. Sa rivalité avec la ligné du comte de Tapel est si opiniâtre qu’elle en est devenue légendaire. Des milices de paysan y assurent l’ordre, soutenues et encadrées par des soldats du comte envoyés depuis la capitale régionale. C’est un territoire politiquement contesté et objet de toutes les convoitises. Il est de notoriété publique que quiconque qui souhaiterait se faire bien voir d’une des deux têtes dirigeantes de la région ferait bien de nuire à son rival, et vice versa.

Middle age farm Un village typique de l’est profond

Des rives méridionales au vieux bois plus au nord, le centre névralgique des marches fournis des soldats disciplinés, des armes et des outils réputés dans tout le royaume. De grands projets architecturaux de constructions d’aqueducs, de moulins et de forges ont attiré en ces lieux les travailleurs les plus compétents de ces contrées. La forte concentration de troupes y rend le banditisme presqu’inexistant. Le comte gère ses vassaux avec intelligence et poigne, les guerres entre nobles y sont rares et encadrées par des règles strictes.

Les vieux bois, au nord, furent jadis occupés par une vaste communauté d’elfes féériques auxquels les populaces alentours se sont souvent mêlées. Quelque chose de sinistre y réside désormais, depuis le départ des elfes il y a environ deux cent cinquante ans. Bien qu’une route les traversent du sud au nord, rares sont les voyageurs à s’y aventurer en dehors du passage d’une troupe militaire. On dit que des esprits de la forêt, anciens et vicieux, font s’animer les arbres pour attaquer les voyageurs ayant l’imprudence de s’y aventurer. De nombreuses rumeurs et histoires contradictoires assombrissent la réputation de ces bois, mais quoiqu’il s’en dise, peu de locaux y pénètrent de leur propre gré.

La porte du désert, au nord, est la dernière ville avant le désert des tendres soupirs. Des aventuriers avides se mêlent aux pauvres ères locaux et aux communautés nomades drows qui passent des étendues arides au nord aux climats plus accueillants du sud. Ils proposent leurs services de magie, de sorcellerie et de représentation aux nobles dont ils font le tour des cours (quand ils s’y savent bien reçus). Insulter ou provoquer un nomade drow est un présage de malheur pour n’importe quel habitant des marches, et à raison : les épreuves que traversent de telles communautés aux cours de leurs voyages les rendent soudées et aguerries. Ils respectent (et prient) principalement Eilistraë en étant assez cosmopolites et ouverts d’esprit. Leurs ancêtres (trois générations, il y a 200 ans) ont fui le sud ouest et les persécutions des drows locaux qui servent les divinités maléfiques (Llolth en tête) et invoquent des démons (voir monts maudits).

L’histoire des monts maudits, au sud ouest, est indissociable de celle des Volsüngs, le peuple nomade qui les habite. Cette vaste chaîne de montagnes millénaire, connue sous le nom de dents des dieux dans leur langue, est un lieu étrange et redouté où la réalité vacille sous la violence d’incessantes rafales éthériques. De nombreux démons profitent de cette faiblesse entre les plans d’existence pour s’engouffrer dans l’univers matériel en quête de sinistres forfaits à commettre. Il en résulte une lutte permanente entre ces êtres maléfiques et la tribu dont le devoir sacré et ancestral est de les empêcher de quitter ces montagnes. Les rudes conditions de vie de cet endroit ont forgé un peuple fier et pragmatique, aux guerriers puissants et respectés dans tout le royaume.

Le val du fléau, à l’ouest, est niché entre les hautes montagnes des pics éternels à l’ouest et les collines aux cent rois au sud. Les humains et demi elfes locaux y vivent dans une situation pauvre et enclavée, et apprécient peu les voyageurs venus de l’extérieur. Le peu d’intérêt que représentent ses six cent habitants font qu’on y voit rarement des soldats du comte. Les chevaliers de l’ordre de la reine Corneille y sont craints et détestés, plusieurs purges ayant été menées par leurs soins pour mettre fin aux agissements de cultes interdits.

Récemment, le comte a promis une récompense de dix mille écus d’or à ceux qui mettront un terme à des affaires d’enlèvement dans l’ouest, devenues récurrentes ces dernières années. Il se murmure que les zélotes de la reine Corneille n’attendent qu’une occasion de retourner y mettre bon ordre, mais le seigneur de Castel Tapel a préféré gérer la situation sans intervention militaire d’envergure, pour l’instant …

Marches orientales

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